Lettre d'un professeur :

Cher Louis,

Merci pour « Le conte ». Vous m'avez fait grand plaisir en me l'envoyant.

Le récit m'a beaucoup intrigué. C'était votre but évidemment. Pendant plusieurs semaines, j'ai vécu avec ce « conte ». Chaque séquence est écrite avec tellement de soin que je songeais à une sorte de « poème en prose », à certains moments, (le « Spleen de Paris », lui-même). Mais cette traversée... de la vie, comme elle dure, glaciale, impitoyable, même s'il y a des pauses et des moments où l'on aime. J'ai tardé à vous écrire, tant j'étais intrigué, et même éprouvé. Mais j'ai toujours aimé les oeuvres où la « condition humaine » était le coeur du sujet. Votre « roman » en fait partie et ses personnages illustrent bien (trop bien?) le désarroi que chacun connaît à certains moments de sa vie.

Je serai toujours heureux de recevoir de vos nouvelles. Vous avez commencé une belle oeuvre littéraire qui a le grand mérite de retenir l'attention, par les interrogations qu'elle fait naître, mais aussi par la très grande qualité du style.

Très amicalement

Albert D